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6 mois en cavale

Suivez la famille Mars pendant les 6 mois de leur cavale en Australie et Asie du Sud-Est

Le volontariat chez Kamla : l'arrivée

Après Paksé, nous devons passer par la région des 4000 îles afin d'atteindre la frontière cambodgienne. 

 

En préparant l'itinéraire pour le sud Laos, je suis "tombé" sur un blog de voyageurs ayant fait du volontariat sur une île située dans les 4000 iles. Le principe est simple : les volontaires donnent des cours d'anglais aux enfants du village et en échange ils sont logés gratuitement. Chaque volontaire doit néanmoins s'acquitter d'une somme de 7$ par jour pour les 3 repas quotidiens. Ce type d'activité, peu compatible avec les voyages chronométrés de quelques jours, nous donnait l'impression que l'on pourrait faire une pause, se rendre utile et partager du temps non marchand avec des enfants. Décidé, j'ai contacté le responsable de l'école. Il était ok pour que l'on vienne une semaine.

 

 

Cartes provenant du blog nama-miettesdevie
Cartes provenant du blog nama-miettesdevie

Cartes provenant du blog nama-miettesdevie

Le voyage a été assez pittoresque. On a acheté nos billets chez le Belge afin de garder les scooters jusqu'au matin.

On part à 7h sur nos scooters avec les petits sacs et le didjeridoo (on avait amené nos gros sacs la veille au soir, à la mode asiatique, c'est-à-dire bien chargés !) ). On rend les scooters, on récupère notre passeport laissé en garantie et on attend notre véhicule pour aller aux 4000 îles. Le billet n'était pas excessif (genre 6.5€/pers) mais on avait fait les malins en ne prenant que 3 places. Il n'y avait que 3h de route donc je pouvais avoir Jane sur mes genoux. Enfin bref, un minivan s'arrête "ah c'est pour nous", on rentre mais il n'y a que 2 places (remarque pour les voyageurs, ne JAMAIS entrer les derniers dans un minivan, les places sont loin d'être égales entre elles et il arrive fréquement qu'il n'y a plus de place et alors tu finis sur un tabouret en plastoc ou pire à même le sol sur la rangée super étroite du milieu) je ressors, j'essaie de communiquer avec le chauffeur qui ne parle pas anglais, j'interpèle le Belge qui discute avec le gars et me dit "pas de problème le minivan ne va qu'à quelques rues d'ici à l'office pour trouver une solution". Bon... Ils avaient l'air de bonne foi, et je n'avais pas beaucoup d'option alors je suis remonté dans le van et je suis resté au milieu de l'allée. Pour tout vous dire, ma place était là mais... occupée par la montagne de sacs à dos des occupants du minivan (fichus touristes :). Deux minutes plus tard, on nous a dit de descendre pour remonter dans un tuck-tuck. Le tuck-tuck nous a amené ...dans la rue d'à côté. Puis on est monté dans un gros bus hors d'âge (mais contrairement à l'armagnac un bus ne se bonifie pas avec les décennies). On monte dans le bus à moitié vide donc ... on s'étale gentiment sur 4 places :)). Les occupants sont quasiment tous des jeunes (la vingtaine quoi) et ça parle beaucoup français. Ma femme et nos enfants transforment leurs places en école roulante tandis que je dégaine mon smartphone qui est devenu ma console portable. Bref, je joue, elle enseigne et ils étudient tandis que le bus avance (mais pas très vite...). Une couple d'heures plus tard (comme disent nos cousins québecquois), le bus s'arrête et le chauffeur crie "DOGONNNE". "Euh you mean Done Khone (notre arrêt) ou Don Khong (l'autre arrêt)?" Je pense que c'est pour nous, on demande puis on redemande (redondance) et on sort du bus et là c'est inhabituel (même pour ici) on est en rase campagne il n'y a même pas une cahute. Outre les Mars, un seul couple est sorti. Bon, ok... Un tuck-bus arrive  et notre bus XO s'en va. On monte dans le tuck-bus.

Un tuck-bus et les enfants dans le nôtre
Un tuck-bus et les enfants dans le nôtre
Un tuck-bus et les enfants dans le nôtre

Un tuck-bus et les enfants dans le nôtre

On commence à s'habituer : ici, on vous amène à bon port mais on vous dit rien, jamais, pour éviter de rompre le charme du mystère peut-être :). On roule gentiment (je veux dire à 2 à l'heure sur une route défoncée) tandis que le couple a l'air visiblement contrarié mais on ne se parle pas. Vingt minutes plus tard, le tuck-bus s'arrête. On descend, et on demande où est Sabaidee Guesthouse. Et là surprise, le couple vient aussi faire du volontariat. Carla & Dominique (l'un allemand et l'autre chilienne) vont devenir de bons amis. D'ailleurs les deux femmes (la mienne et Carla) papotent durant les  minutes de marche comme de vieilles copines. Et nous voilà arrivés à la Volonteer school.

Derrière le pont, l'école et notre guesthouse réservée nommée Sabaïdee (bonjour en Laotien)
Derrière le pont, l'école et notre guesthouse réservée nommée Sabaïdee (bonjour en Laotien)

Derrière le pont, l'école et notre guesthouse réservée nommée Sabaïdee (bonjour en Laotien)

Une nouvelle expérience pour nous allait commencer...

To be continued...

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Commenter cet article

Steph de Chave 16/12/2016 22:24

Mais lorsque les locaux ne parlent pas anglais c'est effectivement de longs moments de doute et d'inquiétude avant d'arriver à bon port!

Titane 17/12/2016 14:34

C'est vrai, c'est là qu'intervient la positive attitude et ... la chance !

Titane 26/11/2016 10:22

C'est qu'en fait, au Chili et en Allemagne, t'as l'impression qu'ils sont nés bilingues en anglais...on a des progrès à faire en France !

Les Ronion 25/11/2016 18:52

Suspens...
Titane, je ne savais pas que tu étais à ce point bilingue espagnol et/ou allemand pour converser avec ta vieille cop's chilienne.

Bradype 24/11/2016 10:11

le mystère est bien entretenu et on a hâte de connaître la suite

Kléron 24/11/2016 00:46

Pas le temps de commenter, il faut que j'aille me coucher, mais BIZZZZ les Claoueysiens